Baptême et Champagne

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Le Havre, 1935. 
Le paquebot Normandie appareillait pour son grand voyage inaugural. Les plus grands reporters étaient dépêchés sur place pour couvrir la traversée de ce nouveau géant des mers, incarnant alors le génie technique français. Parmi eux, l'écrivain Blaise Cendrars, qui embarquait pour le quotidien Paris-Soir afin d’y retracer la quête du ruban bleu…
 Qui n’a pas rêvé lui aussi un jour lui de franchir l’échelle de coupée des paquebots prestigieux de la Compagnie générale transatlantique ?  Ainsi le vantait fort justement, une réclame de la French Line : « A partir du moment où vous montez à bord d'un navire de ligne français jusqu'à ce que vous débarquiez, la vie y est étincelante et pleine de gaîté comme le champagne ». 
 
Quels sont donc les liens qui unissent le monde de la mer et le monde des bulles ?
Se résument-ils toujours à des discussions feutrées, des coupes qui tintent, à un bal de petits fours, des sourires enjôleurs et quelques regards convenus dans la salle du restaurant des premières. 
 
Comme l’exposition de prestige au Musée des années 30 l’attestait «L’Art déco, un art de vivre. Le paquebot Île-de-France" sur le dernier trimestre 2019, l’Art nouveau puis l’Art déco faisaient véritablement les grandes heures de paquebots rivalisant de faste et de démesure. La salle à manger de l’Île de France (1927) permettait d’accueillir à elle seule 700 convives. D’Ayala à Ruinart en passant par Krug et Pol Roger, plus de soixante champagnes différents étaient à la carte. Imaginez-vous alors la carte du paquebot France qui comprenait ainsi 75 000 bouteilles de vin, 8 000 bouteilles de vins fins et 12 000 bouteilles de champagne.
 Chaque repas servi à bord devait être une fête et représenter la quintessence du raffinement en matière de gastronomie. Pour ce faire, les grands chefs rivalisaient d’imagination pour satisfaire les palais les plus exigeants de voyageurs souvent fortunés. Les paquebots eux-mêmes devenaient les ambassadeurs d’un savoir-faire à la française, le champagne, symbole d’excellence remplissait donc parfaitement son rôle de consécration des grandes occasions. 
Toutefois, après avoir dégusté le melon cocktail, la crème de volaille aurore, les filets de sole Île de France et la poularde truffe périgourdine, aurez-vous encore la curiosité de vous pencher sur un autre lien ? le lien originel, fondamental et transcendantal, à savoir le baptême du navire… 
En effet, la tradition veut qu'une bouteille de champagne soit brisée sur la coque d'un bateau lors de sa première mise à l'eau pour conjurer le sort..
Mais quoi de plus singulier et paradoxal alors que de baptiser un navire ? de l’immerger (étymologie grec βάπτισμα, báptisma, immersion) et par là même de voir le bateau s’incarner.
Si le passage par la mort est la première symbolique du baptême avec l’analogie du déluge, de Noé et de son arche. La seconde est celle de la vie. D'après la Genèse, les êtres vivants sont nés de l'eau. Dans cette perspective, le pouvoir salvateur de l’eau est souvent associé à l'Esprit : « Nul, s'il n'est créé à nouveau de l'eau et de l'Esprit, n'entrera dans le Royaume » (Jean, III, 5).
Alors me direz-vous, on baptise certes les navires, mais pas à l’eau !!! 
En effet, selon la citation britannique "Un navire qui n'a pas goûté au vin goûtera au sang". Bien avant cette cérémonie des temps modernes, le sang d'une victime était étalé sur la proue du bateau avant que ce dernier ne prenne la mer. 
Ce rite antique devait attirer la clémence des Dieux. Puis le vin, moins barbare, a ensuite remplacé le sang sacrificiel, lui-même par le champagne, un breuvage associé à la chance, à la fête et à la célébration du bonheur.
 Cette légende a d’ailleurs été renforcée par l'histoire du Titanic, paquebot tristement célèbre pour avoir coulé corps et biens en 1912 durant son premier voyage. La compagnie White Star Line, à laquelle il appartenait, ne baptisait paraît-il jamais ses bateaux... 
 Alors vous aurez aussi noté que le lien entre l’eau et le vin est ténu, le Christ lui-même a transformé l’eau en vin lors des noces de Cana.Restons dans le sacré avec ces symboles de vie, qui plus est, si l’on attribue en plus à Dom Pierre Pérignon, moine bénédictin, la création du champagne…
Vite une coupe !!
 
Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 22 AVRIL 2020 au Mesnil-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs.

La lettre Labhul-Saint Germain - N°23- 16/02/2017

QUAND LE CHAMPAGNE S'AFFICHAIT...

Pour qui se promène du côté de Pigalle, le flâneur peut encore admirer deux annonces publicitaires du début du 19ème siècle sur toute la hauteur de la façade d’un immeuble. L’une pour la fameuse peinture-laque Ripolin. L’autre pour la liqueur Bénédictine. Autres temps, autres mœurs ! Un temps où le commerce des vins et eaux-de-vie soumis à une vive concurrence a eu recours à la publicité. A l’époque, le vin vendu en vrac n’avait que le négociant pour se distinguer. Songeons aux affiches pour les magasins Nicolas. A contrario, les vins apéritifs (toniques, amers, vermouth…) disposaient de moyens financiers pour assurer la promotion de leur marque : Martini, St Raphaël, Dubonnet, Campari, Cinzano… Le champagne entrait dans cette catégorie. Aussi les maisons prestigieuses vont-elles faire appel aux meilleurs artistes pour garantir la publicité de ce vin d’exception. Grâce à la délicatesse de sa mise en couleur, la fluidité de son trait et ses modèles féminins sagement érotisés, l’artiste tchèque Alfons Mucha va parvenir à sublimer l’esprit du champagne où tout n’est que luxe et raffinement. Ses affiches pour Ruinart ou Moët&Chandon dégagent une incontestable élégance. Après la seconde guerre mondiale, les agences de publicité vont stériliser cette spectaculaire créativité. Concurrencée par la photographie, le cinéma et la télévision, la poésie graphique des affichistes va décliner.  En 1991, la loi dite Evin va signer l’arrêt de mort de la publicité pour les boissons alcoolisées. Pour l’affiche dessinée, une merveilleuse fenêtre sur le rêve et la beauté vient définitivement de se fermer. On peut la ré-ouvrir en tournant les pages du très bel ouvrage sur Les affiches des vins d’Emmanuel Lopez et Matthieu Benoît (Editions Citadelles&Mazenod, 2016).

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 17 février 2017 au Mesnil-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

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Labhul's-letter N°22- 29/11/2016 - Victoire ou défaite

VICTOIRE OU DEFAITE...

Si le mois de décembre voit traditionnellement les fêtes de Noël et leurs cortèges de réjouissances, ripailles et autres bombances se profiler à l’horizon, il peut être aussi bon de rappeler, à la veille du 2 décembre, qu’il est aussi un mois important dans l’histoire de France. Ainsi, si Napoléon 1er triomphait au soleil d'Austerlitz le 2 décembre 1805, un an jour pour jour après son sacre, et remportait là, sa victoire la plus éclatante sur deux autres empereurs, Alexandre 1er (tsar de Russie) et François II de Habsbourg-Lorraine (empereur d'Autriche et du Saint Empire romain germanique), ce n’est pas du tout la même histoire qui s’écrivait le 2 décembre 1870. En effet, les 40.000 hommes de l'armée de Loire faisaient face aux 35.000 Prussiens dans la plaine, près du village de Loigny. Les hommes se battaient au corps à corps sous la mitraille des artilleries et ce sont 9.000 soldats qui perdaient la vie ce 2 décembre…
Selon Napoléon, à qui l’on attribue faussement cette formule : “Je ne peux vivre sans champagne, en cas de victoire, je le mérite; en cas de défaite, j’en ai besoin”, le champagne a toujours été intimement lié à l’histoire de France.  A l’image cette chanson “à boire champagne”, écrite au lendemain de la défaite de 1870,  qui eut le mérite de mêler la note patriotique à la fantaisie et qui fut popularisée par Paulus, un célèbre chansonnier. Voici pour sourire, le premier et le dernier couplet accompagnés de leurs refrains respectifs :
 
S’il en est qui tendent leur verre
Aux gins de Beaune ou de Tonnerre,
Moi, j’aime les brillants rubis
De la Champagne où je naquis.
Lorsque je bois ces perles blondes
Ainsi que dans un carnaval,
Je vois à travers le cristal
Passer les femmes des deux mondes.
Refrain :0 vin joyeux, glou, glou, glou, glou,Nectar mousseux, glou, glou, glou, glou,Ligueur de flamme, Vin de la femme,Jus champenois, glou, glou, glou, glou,
Quand je le bois, glou, glou, glou, glou,Vin sans pareil,le crois avaler le soleil
 
Fi des vins brûlés de l’Espagne
Et des bières de l’Allemagne,
Leurs vins vous grisent lourdement,
Leurs bières nous glacent le sang.
Le vin qui chez nous prend naissance
Rend le cœur aimant et joyeux,
C’est pourquoi le plus généreux
De tous les peuples c’est la France.
Refrain :Et je me dis, glou, glou, glou, glou, Dans ton pays, glou, glou, glou, glou,
0 Germanie, Sombre patrie,Bien qu’ils soient grands, glou, glou, glou,
Tes régiments, glou, glou, glou, glou, Ce vin français, Non, non, tu ne l’auras jamais.


Bonnes fêtes à tous.

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 26 novembre 2016 au Mesnil-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

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Labhul's-letter N°21- 24/11/2016

EN VRILLE

En vrille : un roman policier sud-africain grand cru.
Parmi les meilleurs polars publiés cette année, le dernier roman de Deon Meyer, "En vrille",  mérite toute notre attention. Pourquoi ? Parce que cette fois-ci, à partir d’une intrigue policière parfaitement maîtrisée, il nous fait découvrir les vignobles sud africains du Cap. Le pitch du roman : Traumatisé par le suicide d’un collègue, l'inspecteur Benny Griessel replonge dans son alcoolisme pendant que son équipe enquête sur le meurtre d’un créateur d’un site qui fournit de faux alibis aux conjoints adultères. Le fondateur de la start-up faisait chanter ses clients et subissait des menaces. Sont-ce là les pistes crédibles ? En parallèle, une avocate reçoit les confidences d'un homme, François du Toit, qui raconte l'histoire de sa famille, une histoire torturée, psychopathologique, mais qui se mêle au monde du vin en Afrique du Sud pendant l'Apartheid : embargo sur les exportations, contrôles et quota étatiques, amélioration de la qualité et des méthodes de production. Soudain, les soupçons changent de camp... En réalité, les deux récits sont étrangement liés. Or, le dénouement de l’intrigue, inspiré d’un fait réel qui s’est déroulé sous l’Apartheid, constitue un véritable rebondissement et une surprise totale. Il révèle ainsi une fraude monumentale… aux champagnes. Des centaines de milliers de bouteilles passant pour une production française grâce à des fausses étiquettes ont été commercialisées dans des casinos de Las Vegas. Dans ce dernier opus, Deon Meyer réussit encore une fois à conjuguer habilement une enquête haletante et la partie sombre de l’histoire de la viticulture sud-africaine. Je lui lève mon verre… de champagne.

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 26 novembre 2016 au Mesnil-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

Labhul's-letter N°20- 26/09/2016

LA  CITE DU VIN

De passage à Bordeaux, je ne pouvais pas ne pas découvrir la Cité du vin. Sans conteste, l’expérience vaut le détour. Situé dans le quartier de Bacalan sur les berges de la Garonne, ce nouveau temple du vin est un lieu original tant par son architecture que par son contenu scénographique. Certains y voient tantôt une carafe tantôt un pied de vigne. En réalité, les architectes ont « voulu intégrer dans un même élan d’idée de verticalité et d’horizontalité. Une forme de plénitude comparable à ce que nous avions éprouvé lors de notre dégustation ». Le résultat de ce lieu voué au génie du vin est une réussite. Ode à la richesse et à la diversité universelles du vin, le parcours basé sur l’accessibilité et la connectivité immersif de bout en bout invite le visiteur dans un monde de sensations et d’imaginaire. Que l’on soit amateur ou néophyte, adulte ou enfant, la visite est pédagogique et interactive mais avant tout ludique et onirique. C’est une expérience en forme de kaléidoscope sensoriel : on touche,  on regarde, on écoute, on sent… Et on boit ! Intégré au prix du billet, le clou de la visite du parcours permanent est la dégustation d’un verre au Belvédère avec vue panoramique imprenable sur Bordeaux.
Parmi les références mondiales, le croirez-vous ? Il y avait un grand absent : le champagne ! Pourquoi ? le mystère est total. Qu’importe !! la logique et la tradition ont triomphé ! Comment croyez-vous que le président de la république et le maire de Bordeaux ont inauguré cette fluide icône du vin ? En trinquant au … champagne.

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 26 septembre 2016 au Mesnil-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. Santé 

Labhul's-letter N°19- 06/06/2016

L'humeur d'Ernest : "La bulle, les anges et la grande boucle"

LA BULLE, LES ANGES ET LA GRANDE BOUCLE

La fois dernière, je partageais avec vous l’intérêt que certains portent sur le parcours des bulles, leur physique et leur déplacement… Ainsi, si la bulle monte invariablement pour éclore à la surface, combien de fois n’avons nous pas porté un regard faussement intéressé sur son cheminement tortueux afin de cacher notre désoeuvrement.
« Quand on demande aux gens d'observer le silence...au lieu de l'observer, comme on observe un éclipse de lune, ils l'écoutent... et tête baissée, encore ! Ils ne risquent pas de le voir le silence. Ils le redoutent ! Alors, dès que le silence se fait, les gens le meublent. Quelqu'un dit : Tiens? Un ange passe ! alors que l'ange, il ne l'a pas vu passer ! dixit Raymond Devos.
Or, si le parcours du million de bulles que contient une flûte est immanquablement le même. Le coureur cycliste, lui, lors du franchissement des reliefs, dessine ses courbes sinusoïdales à sa propre vitesse, écrit ses propres lois physiques. Il en va ainsi jusqu'à l’arrivée.
Pourtant, bulle et champagne sont intimement liés au tour de France même s’ils se cantonnent le plus souvent à ses coulisses. C'est même le premier porteur du maillot jaune, Eugène Christophe (1916), qui le dit : “Pour commencer du thé et de l'eau de Vittel et pour finir un petit peu de champagne comme excitant mais sans exagération”.
Alors certes, une symbiose invisible, mais réelle, vous comprendrez maintenant comment les spectateurs de Bordeaux Paris en 1948 ont vu un ange passer, son futur vainqueur, il s’appelait Ange le Strat .
Désormais, vous aussi, regardez les anges passer et les bulles s’élever...


Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 06 Juin 2016 au Mesnil-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

Labhul's-Letter N°18- 11/5/2016

L'humeur d'Ernest : "Champagne et exportations"

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

CHAMPAGNE ET EXPORTATIONS

Selon les derniers chiffres publiés par la Fédération des exportateurs de vins et de spiritueux de France, les exportations d’alcool ont représenté un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros et un solde commercial de 10,4 milliards d’euros, soit l’équivalent de la vente 126 Airbus. Les vins et spiritueux retrouvent le rang de deuxième secteur d’exportation excédentaire français après l’aéronautique mais devant les parfums et les cosmétiques. Ce record des ventes est à mettre au crédit du champagne qui décroche la palme de l’exportation avec un bond de son chiffre d’affaires de 12,1%. Le champagne contribue de façon significative à l’économie nationale avec 15 700 vignerons et 30 000 emplois directs, 307 millions de bouteilles, 4% du vignoble français, 12% des exploitations viticoles, et 20% du chiffre d’affaires des vins. Au final, ces données économiques matérielles illustrent la puissance du mythe du champagne, la force du patrimoine immatériel inestimable qu’il représente dans le monde. Le champagne fait partie de ces richesses terrestres vouées aucéleste qui nous éblouit. En résumé, la cave de champagne s’est transformée en caverne d’Ali Baba ! 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 11 Mai 2016 au Mesnil-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

Labhul's-Letter N°17- 21/3/2016

L'humeur d'Ernest : "Ô flûte ! Ô température idéale !"

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

Ô FLÛTE ! Ô TEMPÉRATURE IDÉALE !

J’évoquais dans un précédent billet les travaux incontournables du physicien Liger-Belair sur le champagne. Pour cet homme de l’art, le choix du verre relève de la science. Il recommande d’utiliser des flûtes de grand volume : « Le gaz carbonique et les arômes se concentrent dans l’espace libre au-dessus du vin, et s’expriment alors bien mieux. Ensuite, lorsque les flûtes sont trop remplies, l’intensité aromatique est diluée, moins perceptible. ». De même, il a montré que la température de service du champagne agissait sur la finesse des bulles. L’effet de la température s’explique par la physique des gaz dissous. Plus le vin est froid, plus la bulle est fine. « Si l’on sert un champagne à 14°C et qu’on laisse faire la nature, il perdra son effervescence beaucoup plus vite qu’à 6°C. De plus, la vitesse d’ascension des bulles est liée à la température du champagne. Plus il est froid, plus il est visqueux, et plus il est visqueux, plus les bulles remontent lentement. ». Bref, autrement dit, il est conseillé de ne jamais servir le champagne trop chaud, sinon la dégustation sera toujours décevante.  C’est ce qu’avait déjà pressenti Orson Wells lorsqu’avec sa misogynie légendaire, il raillait trois choses insupportables dans la vie : « le café brûlant, le champagne tiède et les femmes froides ».


Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 21 Mars 2016 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. Et maintenant jouissons d'une bulle bien méritée...

Labhul's-Letter N°16- 19/2/2016

L'humeur d'Ernest : "LA VIE RÊVEE DES BULLES"

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

LA VIE RÊVEE DES BULLES

L’amateur de champagne que je suis a reçu pour les fêtes de fin d’année un livre sur La vie secrète des bulles. Un livre pas comme les autres parce qu’il s’agit d’un album de photographies de bulles de champagne. Comment vient-on à photographier le voyage intime des bulles ? Gérard Liger-Belair, physicien et océanographe de formation, se reconvertit dans l’univers de l’infiniment petit suite à un accident de plongée. Il envoie son travail de photos sur les bulles comme une bouteille à la mer à une grande maison de champagne. Cette dernière lui propose de faire une thèse sur ce sujet encore totalement inexploré. D’un travail scientifique, il découvre avec son appareil argentique la poésie des bulles et des phénomènes invisibles à l’œil nu d’une grande beauté graphique. Grâce à la tomographie laser, le scientifique révèle les tourbillons générés par les bulles lorsqu’elles remontent dans la flûte. Ses photos sont hypnotiques et fascinantes. Paradoxalement, la science loin de briser la magie mystique des bulles aide non seulement à mieux comprendre ce phénomène unique mais suscite aussi de nouveaux questionnements et nourrit notre émerveillement. C’est cet émerveillement que je souhaitais partager.


Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 19 février 2016 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

Et maintenant, bullons...

Labhul's-Letter N°15- 29/12/2015

L'humeur d'Ernest : "Champagne et fêtes"

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

Champagne et fêtes

A l’approche des fêtes, comment ne pas y associer le champagne ? D’ailleurs, d’où vient cette évidence que le vin à bulles est affilié à la victoire, aux événements heureux et festifs ? Nous trouvons les éléments de réponse dans le remarquable ouvrage d’histoire des universitaires Claudine et Serge Wolikow, Champagne ! Histoire inattendue (2012). Boisson des rois et des cours princières puis des milieux fortunés, le champagne est un produit de luxe qui envahit les milieux artistiques dans les années 1850. Dans un premier temps, les comédiennes des théâtres parisiens adorent s’en faire offrir. Puis, les actrices de cinéma et le cinéma tout court prendront le relais. Si on sait qu’en 1953 Marylin Monroe ne porte que quelques gouttes de Chanel N°5 pour dormir, on ignore qu’elle ajoutait à sa déclaration : » Je commence chaque journée avec un verre de Piper-Heidsieck, car cela réchauffe mon corps ». Le champagne est devenu glamour. Il était déjà devenu accessible grâce aux Expositions universelles de 1889 et de 1900 au cours desquelles la maison Mercier a bâti sa stratégie de communication autour du « champagne démocratique », notamment en ornant ses bouteilles d’une étiquette « Champagne des familles ». La fameuse Maison souhaitait fêter la naissance d’un enfant au champagne. Le champagne est devenu populaire. Et que demande le peuple ? 
 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 29 décembre 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 
Et maintenant, l'heure est à la fête...

Labhul's-Letter N°14 - 12/12/2015

L'humeur d'Ernest : "Champagne et maison close"

 

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

Champagne au temps des maisons closes


Quand vous entrez à la galerie d’art Au Bonheur du jour pour découvrir l’exposition photographique qui vous fait pénétrer dans le célèbre Chabanais, le plus luxueux bordel parisien, vous ne pouvez pas manquer les deux seules indications de prix : la nuit d’hôtel à 1000 francs et la bouteille de Champagne à 200 francs. Est-ce à dire que les univers du Champagne et des maisons closes sont indissolublement liés ? Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre à la dernière exposition « Splendeurs et misères. Images de la prostitution en France (1850 -1910) » au Musée d’Orsay. Cette première grande manifestation consacrée au thème de la prostitution retrace la façon dont les artistes n'ont cessé de rechercher de nouveaux moyens picturaux pour en représenter réalités et fantasmes. Le champagne compte parmi une de ces réalités dans les maisons closes de luxe et une anecdote vient illustrer ce fantasme. Dans le livre d’art très complet de Nicole Canet sur Le Chabanais, Histoire de la célèbre maison close (1877-1946) où le Tout-Paris y avait ses habitudes, nous pouvons notamment admirer une baignoire en cuivre rouge. Véritable chef d’œuvre de la dinanderie, la baignoire est un corps de sirène élargi en forme de conque et terminé en queue de poisson. Le Prince de Galles y faisait couler des bains de champagne pour ces dames. Quel dommage !

 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 12 décembre 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 
Et maintenant, l'heure est à la dictée...

Labhul's-Letter N°13 - 23/10/2015

L'humeur d'Ernest : "Le goût de l'orthographe"

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

Le goût de l'orthographe

Dans ma dernière lettre, je m'abandonnais pendant quelques lignes sur le goût du champagne, porté par un enthousiasme grandissant, mû aussi par les évocations nombreuses des littérateurs, j'en oubliais mon français et je laissais filer dès la première ligne une faute de conjugaison impardonnable, je me cite :" la collection intitulée....consacraient ses opuscules", un verbe au pluriel alors que le sujet est singulier, impardonnable.
Proust, Balzac, Zola, Beauvoir et vous chers lecteurs pardonnez-moi, un goût pour le champagne ne saurait faire oublier les règles élémentaires d'orthographe.
"Aime la vérité, mais pardonne à l’erreur". Voltaire, 
Discours en vers sur l’homme, De la liberté (1734).
 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 23 octobre 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 
Et maintenant, l'heure est à la dictée...

 

Labhul's-Letter N°12 - 22/10/2015

L'humeur d'Ernest : "Le goût du champagne"

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

 

Le goût

Au départ, la collection intitulée : «Le Goût de» (aux éditions du Mercure de France) consacrait ses opuscules à des villes européennes dont les richesses culturelles avaient inspiré les écrivains. L’originalité de ces anthologies littéraires est de mêler extraits de romans, nouvelles, pièces de théâtre, poèmes mais aussi récits de voyages et même recettes de cuisine ! Puis, ce procédé qui offre une vision singulière formée d’une mosaïque d’impressions a été décliné à de nouvelles thématiques : les arts, les animaux, les loisirs et bien sûr, c’était inéluctable, le champagne. De l’effervescence des festivités jusqu’aux bulles de l’ivresse en passant par la noblesse de la séduction,  aucun écrivain qu’il soit dit majeur au mineur ne manque pour évoquer le « vin des vins » : Proust, Balzac, Tchekhov, Zola, Beauvoir, Le Carré, Vargas Llosa, Frédéric Dard, Montalban, Nothomb… On tombe sur des répliques succulentes comme dans L’Ingénue libertine (1909) où Colette fait répondre à une femme à qui l’on reproche de ne pas boire : « Mais si, monsieur ! Je bois du champagne et de l’eau ». Tout aussi succulente, la recette de risotto au champagne venant opportunément clore et arroser ces textes qui pétillent et nous enivrent. Publié en 2011, un oubli pourra être réparé dans les prochaines éditions. Dans le carnet de bulles de fin, entre Krug et Lanson, il faudra désormais insérer Labhul Saint-Germain

 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 22 octobre 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 
Et maintenant, il est l'heure de goûter...

Labhul's-Letter N°11 - 11/09/2015

L'humeur d'Ernest : "Sur la route"

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

 

Sur la route des vins
 

Le 4 juillet de cette année, le comité de l’UNESCO, en votant à l’unanimité, a inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité deux régions viticoles : d’abord « les climats du vignoble de Bourgogne », puis celle « des coteaux, maisons et caves de Champagne ». Ces deux fleurons du patrimoine viticole français  classés dans la catégorie « paysages naturels » rejoignent désormais la juridiction de Saint-Emilion au classement du patrimoine de l’UNESCO qui avait ouvert la voie en 1999. Huit années de travail ont été nécessaires à un groupe d’experts pour rassembler les dizaines de caisses de documents étayant la candidature champenoise. Le champagne est connu dans le monde entier mais que savons-nous de son lieu de production ? Les promoteurs ont délaissé l’approche paysagère pour mettre en avant l’unicité du système de production agro-industrielle du champagne imaginé au XIXe siècle en pleine révolution industrielle : les coteaux historiques autour d’Epernay, la colline saint-Nicaise avec ses crayères exploitées pour stocker et vinifier et, enfin, l’avenue de Champagne où s’alignent les prestigieuses maisons de négoce. Pierre Cheval, président de l’association Paysages de Champagne, qui a défendu la candidature de la région auprès de l’UNESCO a raison de dire : « Tout le monde connaît le champagne, mais on connaît moins la Champagne ». Alors qu’attendons-nous ? En route.
 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 11 septembre 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 
La route est donc toute tracée...

Labhul's-Letter N°10 - 17/07/2015

L'humeur d'Ernest : "Vin Evin"

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

"Vin Evin" : Une Scarlett Johansson impériale
Dans un quotidien du soir, un excellent supplément a été consacré aux vins avec plus de reportages, portraits, chroniques et entretiens pour découvrir des terroirs et des vignerons. L’actualité législative leur permet de présenter une enquête visuelle sur les publicités autorisées et interdites en France. En effet, le gouvernement a déposé un amendement qui assouplit la loi Evin interdisant la publicité pour l’alcool. Désormais cette mesure permettra d’éviter des procès contre des journaux attaqués pour des articles de presse jugés contraire à la loi.  Parmi les visuels attaqués en justice, il y a une publicité pour des Graves de Bordeaux illustrés par une ravissante viticultrice et un négociant tenant chacun un verre de vin. Invitation à boire trop explicite : poursuivie en justice. Un cabernet d’Anjou qui emploie le mot « jeunesse » dans son slogan : publicité condamnée ! Un Ricard qui accole le caractère dièse (#) au mot rencontre : séduction de la jeunesse et retrait de l’affiche. L’actrice Scarlett Johansson souriante et caressant de la paume de sa main le goulot d’une bouteille de champagne : trop sexy, trop glamour. Image publicitaire interdite car jugée trop incitative. Puissions-nous bientôt consommer sans modération ces images de vins et de champagne !

 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 17 juillet 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

Plus que jamais consommons avec modération....

Labhul's-Letter N°9 - 31/05/2015 L'humeur d'Ernest : "Rose et champagne"

"Rosa, rosa, rosam, rosae" : déclame le nouveau champagne rosé Labhul Saint Germain.

Ces premières paroles résonnent comme le plus vieux tango du monde « celui que les têtes blondes ânonnent comme une ronde en apprenant leur latin » comme le chantait Jacques Brel. Rosae, Rosa : du rosé, nous revenons encore et toujours à la rose. Et chacun ânonne dans sa tête ces quelques vers qu’il a retenu du lycée: « Mignonne, allons voir si la rose, Qui ce matin avait déclose, sa robe de pourpre au soleil, à point perdu cette vesprée, les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vôtre pareil. » Odes, Pierre de Ronsard. Ou encore les vers du poète François de Malherbe « Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin. » Rosé se décline aussi au féminin et désigne alors la vapeur d’eau qui se dépose le matin en gouttelettes très fines sur les végétaux. Rien à voir avec le carpe diem de nos poètes français du seizième siècle. Rosé décliné au masculin évoque inévitablement le vin rosé qui selon wikipédia ne possède pas de définition satisfaisante malgré de longs débats. Pour le champagne rosé, nulle contestation. Inventé par la maison Ruinart en 1764, il est élaboré par un assemblage de vin blanc et de vin rouge. 
Pierre Loti le cite plusieurs fois dans ses textes sous le nom de champagne rose, comme en 1882 : "La reine Pomaré et la cour entrèrent dans les appartements de l'amiral, où les attendait un lunch à leur goût, composé de bonbons et de fruits, le tout arrosé de vieux champagne rose." Loin de toutes les controverses, le champagne rosé nous invite à tous nous rassembler pour profiter de la vie comme nous y invitait déjà les poètes de la Pléiade. Ecoutons encore Ronsard « Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain, cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. » CQFD : buvons du champagne rosé !

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 31 mai 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs.  Voilà, maintenant dégustons le nouveau champagne rosé Labhul Saint Germain et déclinons : "Rosa, rosa, rosam, rosae…"

Labhul's-Letter N°8 - 03/05/2015 L'humeur d'Ernest : "Philosophie et champagne"

Philosophie et champagne

Un hebdomadaire d’information faisait sa Une il y a quelques semaines sur « Michel Onfray : Le philosophe qui secoue la France ». J’ai découvert cet essayiste trouble-fête à la fin des années 80 à l’occasion de la publication de l’un de ses premiers ouvrages : Le ventre des philosophes. Critique de la raison diététique. J’avais été enthousiasmé par son pari plutôt iconoclaste : il doit être possible selon l’auteur de mieux comprendre les conceptions des philosophes à partir de leurs choix culinaires. Relier la pensée à la panse, il fallait y penser. Convaincu comme Ludwig Feuerbach dans ses Manifestes philosophiques que « L’homme est ce qu’il mange », toute cuisine révèle un style, sinon un monde. Aussi le cynisme de Diogène peut-il se déduire de son appétence à la frugalité, à sa préférence pour le poulpe cru. De même, la philosophie de Rousseau peut également se déduire de son goût pour la rusticité et de sa critique de la gastronomie. Bref, comme l’a résumé le célèbre aphorisme de Brillat-Savarin dans sa Physiologie du goût : « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es ». Je me demandais à mon tour si nous ne pouvions pas décliner ce proverbe : « Dis-moi quel champagne tu bois, je te dirai qui tu es ». 

 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 3 mai 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

Voilà, maintenant philosophez ...

Classement de la champagne au patrimoine mondial de l'Unesco ?

Selon nos informations, les coteaux, maisons et caves de Champagne pourraient obtenir leur classement au patrimoine mondial par l'Unesco. Le rapport de l'ultime instance consultative est en effet très favorable à ce classement.

Une note au plus haut

Le conseil international des monuments et des sites (l'ICOMOS), doit rendre son rapport dans les heures qui viennent et la note qu'il attribue à la candidature champenoise serait au plus haut. Ce serait l'aboutissement d' une longue bataille menée par l'association "Paysages de Champagne". Une persévérance qui devrait donc être récompensée par un classement au patrimoine de l'Unesco en juillet prochain. 

Labhul's-Letter N°7 - 31/03/2015

La Comédie du champagne...

Dans un précédent billet nous évoquions la dégustation du champagne dans une séquence d’un film d’anthologie. Si nous recommandions de nous souvenir de ce film mésestimé, comment ne pas suggérer de voir ou revoir Occupe-toi d'Amélie, film français réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1949, adapté de la pièce éponyme de Georges Feydeau. De quoi s’agit-il ? D’une brillante satire de la bourgeoisie menée tambour battant par une pléiade d’acteurs de talent : Danielle Darieux, Jean Desailly, Julien Carette, etc. Ce film et cette pièce ont les mêmes propriétés que le champagne : léger, subtil et joyeux. Tout s’y déroule à un rythme de frénésie vaudevillesque. Et le tournant décisif de cette pièce a lieu à midi, au réveil, dans la chambre de Marcel qui y a ramené Amélie à la fin d’une folle nuit que tous deux s’efforcent de se rappeler. « Amélie : Après quoi, on a soupé à l’Abbaye de Thélème ; après quoi on a resoupé au Rat mort ; on est allé boire du Champagne au Pigalle [ …] Après ça devient plus vague … J’entrevois des bars, des lumières ! et encore du Champagne ».  Que ne fait-on pas au nom du champagne ? 
 

Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 31 mars 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

Voilà, maintenant c'est à vous de vous jouer ...

Labhul's-letter N°6 - 04/03/2015 "Philosophie du vélo et du champagne ..."

Philisophie, vélo et champagne...

Cycliste urbain moi-même, je parcourais récemment un opuscule de Bernard Chambaz, historien, ancien marathonien converti au cyclisme et auteur d’une Petite philosophie du vélo. Remarquable au demeurant. Un chapitre sur la sérénité et la grâce a particulièrement attiré mon attention. « La quête de la sérénité, écrit-il, est la meilleure raison de pédaler » En effet, comment caractériser autrement cet état de plénitude qui conjugue l’exercice du corps au vagabondage de l’esprit ? Et au comble de la sérénité, poursuit-il, nous atteignons l’état de grâce. Ce sentiment d’immanence peut même être complété par le sentiment de transcendance lorsqu’on se lance à vélo dans la haute montagne puisque la transcendance suppose une ascension, une élévation au-delà. Dans ces moments rares, exceptionnels et provisoires, il arrive que nous effleurions le sublime. Quel rapport avec le champagne vous demanderez-vous ? A certains moments de dégustation, l’ascension des bulles aidant, et en déployant l’effort de profiter de l’instant présent, le champagne peut aussi nous élever à l’état de grâce et au sublime. C’est pourquoi, en paraphrasant l’auteur, je dirais : « La quête d'élévation est la meilleure raison de boire du champagne ». 

 

Ernest LABHUL, le 4 mars 2015 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. 

Voilà, maintenant c'est à vous de vous élever ...