Labhul's-Letter N°17- 21/3/2016

L'humeur d'Ernest : "Ô flûte ! Ô température idéale !"

 

Champagne Labhul - St. Germain
"Il n'y a pas de grande découverte sans partage"

Ô FLÛTE ! Ô TEMPÉRATURE IDÉALE !

J’évoquais dans un précédent billet les travaux incontournables du physicien Liger-Belair sur le champagne. Pour cet homme de l’art, le choix du verre relève de la science. Il recommande d’utiliser des flûtes de grand volume : « Le gaz carbonique et les arômes se concentrent dans l’espace libre au-dessus du vin, et s’expriment alors bien mieux. Ensuite, lorsque les flûtes sont trop remplies, l’intensité aromatique est diluée, moins perceptible. ». De même, il a montré que la température de service du champagne agissait sur la finesse des bulles. L’effet de la température s’explique par la physique des gaz dissous. Plus le vin est froid, plus la bulle est fine. « Si l’on sert un champagne à 14°C et qu’on laisse faire la nature, il perdra son effervescence beaucoup plus vite qu’à 6°C. De plus, la vitesse d’ascension des bulles est liée à la température du champagne. Plus il est froid, plus il est visqueux, et plus il est visqueux, plus les bulles remontent lentement. ». Bref, autrement dit, il est conseillé de ne jamais servir le champagne trop chaud, sinon la dégustation sera toujours décevante.  C’est ce qu’avait déjà pressenti Orson Wells lorsqu’avec sa misogynie légendaire, il raillait trois choses insupportables dans la vie : « le café brûlant, le champagne tiède et les femmes froides ».


Ernest LABHUL ST GERMAIN, le 21 Mars 2016 au Mesnll-sur-Oger au cœur de la côte des Blancs. Et maintenant jouissons d'une bulle bien méritée...